> Luigi Pieroni, vous arrivez à Lens pour renforcer l’équipe après le départ de Daniel Cousin. Comment s’est passée votre venue ?
J’ai été contacté, il y a deux semaines à peu près. Je suis tombé au bon moment car la fin du mercato approche à grands pas. Je suis content puisque Lens est un grand club français. J’ai toujours aimé le Racing, et il y a une bonne ambiance au stade Félix Bollaert. Côté physique, je me prépare depuis juin mais je n’ai pas de temps de jeu dans les jambes. Il me faut quelques matchs pour être à cent pour cent de mes capacités. Je pense que mon adaptation se fera rapidement. Je ne change pas de championnat en jouant toujours en Ligue 1, je ne suis pas loin de chez moi (ndlr : Liège, en Belgique), et je connais déjà le coach lensois et quelques joueurs. Guy Roux m’a appris à grandir. Ca m’a beaucoup aidé dans ma progression.
> Que pensez vous qu’il manque à l’équipe de Lens pour pouvoir briller dans le championnat ?
Enchainer des matchs et garder le niveau n’est pas évident. La clé est de marquer plus de buts. Après, ça ne s’explique pas. Le fond de jeu existe ainsi que les joueurs de qualité. La finition suivra, il faut un déclic.
> Comment vous qualifiez-vous en tant que joueur ?
Je suis un homme de surface. Je ne fais pas vingt kilomètres pendant un match mais je me dois d’être à la bonne place et au bon moment sur le terrain. Kanga Akalé et Bonaventure Kalou me connaissent déjà ainsi que mon jeu. Quant aux autres, on va y travailler. Ca s’apprend.
> Quand serez-vous opérationnel en championnat ?
Quand l’entraîneur aura fait son choix. Au niveau administratif, je pense être qualifié. Si je suis un peu court physiquement, c’est normal que je ne joue pas encore.
Luigi Pieroni et son nouveau maillot lensois
> Lens n’arrive pas à marquer. Cela vous met-il une pression en tant qu’attaquant ?
Quand un match est délicat et que l’on n’arrive pas à marquer, la pression existe pour le match suivant. Mais, il ne faut pas se mettre dans la tête qu’il faut absolument marquer. Ca viendra au moment voulu. La pression existe de toutes façons. Il ne faut pas en rajouter une. C’est tout à fait normal de gamberger après quelques matchs sans avoir marqué. Il faut se faire plaisir en jouant.
> Quelles étaient les raisons de votre départ d’Auxerre pour Nantes ?
J’ai voulu quitter Auxerre pour avoir du temps de jeu à Nantes. J’en ai eu au début jusqu’à l’arrivée du nouvel entraîneur. J’ai vite été mis de côté. Ca devenait compliqué de reprendre la saison en Ligue 2 alors que le club ne voulait plus de moi. C’est toujours difficile à vivre.
> Vous jouiez dans le championnat belge. Y a-t-il une grande différence avec le championnat français ?
Oui. Déjà, le niveau de jeu n’est pas le même. On voit beaucoup plus de buts en Belgique qu’en France. Le championnat est beaucoup plus fermé. Je pense aussi que le budget n’est pas le même.
> Avez-vous déjà eu des moments de doutes sur le terrain ?
Je me pose parfois cette question surtout quand je n’arrive pas à m’exprimer sur le terrain. C’est un championnat quand même assez fermé. Mais il ne faut pas se prendre la tête.
Propos recueillis par Leïla Talbi